Oui pour ma nature tu es ma Maîtresse et Reine.
J'adore masser ton corps, sentir sa relaxation, et te servir me procure la paix de l'âme et du corps.
Ce matin je me suis dit qu'effectivement, dormir à tes pieds, ou bien les embrasser ne t'apporte rien à toi personnellement, ce ne seraient que des récompenses pour moi, des satisfactions de soumis.
Peut-être que cela te gêne, mais j'aimerai parfois pouvoir le faire parce qu'il me semble que cela convient à ma nature, et répond à un besoin, en approfondissant ce que je ressens.
Hier je me suis plus laissé aller pendant le massage, en essayant de ressentir ton corps, ce qu'il pouvait demander pour être bien.
Je sais que je suis loin d'être parfait, et je ne suis pas sûr de devoir rechercher la perfection ce qui serait sans doute vain. J'aime me laisser aller, et être tel que je suis, en ayant confiance en toi.
Je ne sais pas pourquoi je peux paraître aussi lent, ou demeuré dans certaines circonstances, comme si automatiquement quelque chose se déconnectait, ou comme si je me mettais dans une position particulière qui m'impose d'attendre, c'est assez difficile à expliquer.
Je marche un peu comme dans une forêt inexplorée, qu'il me semble pourtant connaître, qui ne comporte pas de pièges, mais ou je manque de points de repère, non pas hésitant, mais plus lent, comme tu le dis il me semble n'avoir que peu de neurones dans ces occasions-là.
Le temps a changé de longueur, en fait il n'en a plus, l'importance de celui-ci est toute relative, il me semble étirable à volonté, ou bien réduit à presque rien, ça oscille entre l'éternité et une fraction de seconde.
Il m'arrive de ressentir des choses comme pénibles sur le moment, ou bien de me demander pourquoi je les fais, mais dès que je songe à toi, à ce que ça peut t'apporter comme aide, soulagement, ou bien même satisfaction, l'envie de le faire me submerge.
Au début, il me semblait que je devais comme expier ma nature qui fait de moi ce que je suis, aujourd'hui j'ai la sensation qu'elle peut être utile, à toi, aux enfants, à ceux qui m'entourent, je suis assez fier de celle-ci, même si je suis conscient qu'il est trop tôt pour le monde de la montrer totalement, de la dévoiler. C'est une question d'équilibre comme tu dis.
J'ai l'impression que des choses que tu me dis cheminent lentement en moi, s'ouvrent un chemin, avant de parvenir à trouver un sens. Certainement la question du neurone.
Je me tourne irrésistiblement vers ta source, tu m'inspires, comme tu m'as inspiré depuis le début, quelquefois même sans que je le sache. J'ai remarqué quebien souvent c'est toi maintenant qui mène les discussions, tu es l'interlocutrice de Christophe maintenant, j'interviens pour la partie pour laquelle je suis compétent, et cela me convient, je crois être plus souvent silencieux, même si parfois des traces d'orgueil me font prendre la parole je sais bien que je suis plus à ma place naturelle, à tes côtés.
J'essaye d'expliquer tout cela, j'ai besoin de te le dire, et j'ai conscience de ce que ça peut avoir de pénible parfois toi qui vis les choses si naturellement, alors que j'ai besoin de les assimiler, de les disséquer, quoique ce processus se soit modifié chez moi, il n'est plus tourné vers moi comme avant, il intègre les autres, et toi bien sûr.
Parfois je me dis que je ne devrai pas réfléchir à tout ça, puis à d'autre que j'ai besoin de palper mon évolution, pas de connaître la suite, comme si je me pinçais dans un rêve éveillé. Je ne pensais pas plonger aussi loin, je ne pensais pas non plus que j'en retirerai tellement de bien-être.
Oui, tu es ma Reine, ma Maîtresse, que j'aime de toute mon âme, que je désire servir encore et encore pour ton bien-être......
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