La vie est quand même bizarre. Si l’on m’avait dit qu’un jour j’épouserais un soumis… Je crois que j’aurais d’abord demandé : « mais c’est quoi un soumis ? », puis à la lecture des activités susceptibles de pouvoir intéresser un soumis, j’aurais sans doute bredouillée « non merci ». C’est vrai a priori ce n’est pas le genre de choses qui font fantasmer les filles bien éduquées comme moi. Ce serait même plutôt l’inverse.
On est comme tout le monde au départ. Plutôt portée sur des gars bien bâtis, avec de beaux yeux, un beau cul, plutôt pas con si possible, et…. Respectueux des filles ! Vous allez me dire que je recherchais l’impossible, et qu’à défaut de grives il faut se contenter de merles.
Certes, mais tout comme ma carpette s’interroge sur le renoncement, croyez bien que je n’ai pas renoncé au plaisir de la vie, ni à penser qu’il existe des hommes (et des femmes) sur cette terre capables d’avoir des rapports normaux. En fait je ne pense pas qu’il s’agisse de renoncer à quoique ce soit, mais bien au contraire à poursuivre la quête que nous avons tous au fond de nous : comment être heureux dans cette putain de bordel de merde de société légèrement faisandée sur les bords.
Je veux dire par là qu’il n’y a pas d’exclusion, de mon point de vue. Où bien « l’un n’empêche pas l’autre ».
En apprenant, par lui, la volonté de soumission de mon mari à ma personne, je fus un temps effrayé. Pas par ce désir affiché en lui-même, mais parce que cela menaçait l’équilibre de ma vie quotidienne. Les enfants, la maison, les amis, et même notre couple. Après tout il aurait pu me quitter, me plaquer, pour une Dominatrice expérimentée qui lui aurait mis le grappin dessus. Ce fut mon premier réflexe, j’ai pensé « c’est foutu », nous allions être forcément incompatibles, je ne me voyais pas passer ma vie à donner des coups de martinet à mon mari.
C’est là qu’il vaut mieux avoir l’esprit ouvert. Un soumis vous balance tout à trac, sans barguigner (j’adore ces vieilles expressions !) tous les fantasmes qui lui passent par la tête. C’est qu’il n’en peut plus le pauvre chéri. Dans sa tête c’est la foire du Trône où Disneyland en permanence. Tout est bon, et là haut, dans le cerveau, c’est une usine complexe mais aussi très simple.
Lorsque l’on dit que le soumis a besoin d’un dressage, c’est exact. En fait le plus passionnant dans l’histoire c’est que vous le façonnez à votre envie, c’est simple ça me rappelle mes jeux avec les poupées de quand j’étais encore jeune. On peut l’habiller à notre goût, lui faire faire ce qu’on veut, sans oublier que soi-même on peut être vraiment celle qu’on est. Fini les compromis permanents qui se résument souvent à déterminer l’endroit du parquet ou il peut jeter ses chaussettes sales.
Il faut commencer par prendre un peu de recul. Ce n’est pas parce que mon mari est soumis que la terre va s’écrouler. Voyons voir d’abord s’il y a des points positifs là-dedans. Et il y en a. Et même du point de vue sentimental un soumis est attachant, diablement attachant, surtout lorsqu’on l’aime au départ. Il faut quand même faire un effort de compréhension donc, puis ensuite s’impliquer un peu, à votre manière, enfin il faut aimer prendre les choses en main.
L’avantage énorme d’un soumis c’est qu’il va vous aider à faire tout ça. Pas forcément de manière paisible, parce que môssieur a des petits problèmes d’égo à régler, et qu’il ne voit pas exactement ou tout ça le mène. Mais même ces ruades inopinées ont leur charme. Bon parfois c’est lourd, avouons-le, surtout lorsque comme moi on est légère par nature, et qu’on tombe sur un mec qui adore s’introspecter (souvent le nombril, mais ça s’améliore à vue d’œil) et qui non content de ça vous fait part de la moindre modification de ses sentiments, de sa réflexion, de son amour pour vous, de sa nature, j’en passe. Faites comme moi dans ce cas-là, faites-lui faire un blog sur le sujet, ça va l’occuper et le défouler, et en plus vous pourrez suivre tranquillement l’évolution de sa soumission.
Parce que finalement, un soumis c’est bien. Confortable, quand il commence à être à l’aise dans les baskets, c'est-à-dire lorsqu’il « sait » (de source sûre, c'est-à-dire la sienne…) être un soumis, et que ma foi, vu le chemin pris il est quasiment impossible de faire machine arrière parce que VOUS êtes habituée maintenant à cette répartition des rôles qui vous convient parfaitement. Le soumis ne doit pas se faire d’illusions, s’il progresse, vous aussi, chacun va son bonhomme de chemin, et si vous n’êtes pas partie depuis le début il y a de fortes chances, pour ne pas dire à coup sûr que vous soyez accro désormais à ses massages, aux tâches ménagères qu’il accomplit sans rechigner, sans compter comme dans mon cas, à la liberté de jouissance qu’il ne peut faire autrement que vous accorder puisqu’il vous est soumis (C.Q.F.D !).
Alors là, on peut instiller de l’idéal féminin fait d’équilibre et de douceur, le sortir un peu de son enfer masculin, et lui faire ressentir les joies infinies de l’écoute de l’autre. Parce que ça, c’est ce qui est insupportable chez tous les mecs, cette certitude hautaine de savoir ce qu’il faut faire. Remarquez ce n’est pas leur faute, on leur enseigne ça tout jeune, on leur bourre le mou, un homme est responsable de son foyer, et du bonheur de la terre entière. Les pauvres, ils en ont gros sur la patate à traîner ça dans leurs bagages, alors quand vous tombez sur un mec intelligent qui se dit en gros : « Merde, je vois pas pourquoi je continuerais à me pourrir la vie avec leurs putains d’obligations à la con, et la seule chose qui m’intéresse dans la vie vraiment c’est de rendre ma femme (et ma famille) heureuse… » surtout faîtes pas gaffe au martinet (en plus il est possible que vous trouviez cela amusant un jour !), réfléchissez bien, ils sont pas si nombreux que ça, et on a plus de chances de tomber sur un con. Faites comme si de rien n’était, laissez-le mariner, préparez le aux petits oignons pour qu’il soit bien cuit, tout prêt à vous tomber à genoux pour vous embrasser les pieds, il aimera ça en plus.
C’est comme cela qu’on découvre que l’on est une femme de tête, et qu’on a un bol terrible que ce soumis soit venu à nous (entre nous je pense que l’on s’attire quelque part, qu’une Dominante, et un soumis perçoivent inconsciemment une situation même non-dite, mais cela peut prendre du temps pour apparaître au grand jour…). Et une fois l’affaire faite, n’oublions pas qu’on va pouvoir s’envoyer en l’air sans soucis, ce qui vous me l’accorderez n’est pas le plus négligeable dans l’affaire.
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Bonsoir, je recherche un rôle de domestique/esclave sur Bruxelles.
Si ue dame française à Bruxelles est à la recherche je puis me présenter, Fernand
Rédigé par: Fernand | 08 octobre 2008 à 00:01