
Il y a quelque chose de touchant, frêle moment, mais si intense, à voir un homme s’abandonner enfin, commencer à dire des mots justes. Il peut pour cela s’agenouiller, se dénuder, se tenir dans n’importe quelle position, il est enfin sur le point de se livrer totalement, plus nu qu’il ne le sera jamais.
Ce qui est dur, mais si délicatement plaisant, c’est de rester inflexible en lui offrant ce qu’il attend : ma grandeur, mon autorité, ma supériorité, ma majesté. Je dois garder la tête sur les épaules, tout cela est bien grisant, il plie, se soumet, supplie, m’adore, le voilà presque cette carpette qu’il voulait être. Et pour moi ça commence seulement, le dresser habilement pour qu’il soit exactement la carpette dont j’ai besoin. Pas envie, besoin. Il a compris que c’était ce qu’il est maintenant pour moi, qu’à cette place il trouve ma compréhension, mon affection et mon intérêt. Parce que cela me plait de faire selon mon bon plaisir, et que je trouve tout à fait plaisant également de savoir que je peux comme je le désire prendre mon pied.
Egoïste entends-je dans les rangs. Mais il s’agit d’un échange. C’est ce qu’il veut, sans nul doute. Voilà maintenant près de quatre ans que nous évoluons de façon plus où moins chaotique dans cette relation de Domination/soumission, il a beaucoup changé (en bien), et moi aussi j’ai changé. Je suis bien plus Dominatrice aujourd’hui qu’hier. C’est ce qu’il m’offre, mon égoïsme, à moi de prendre garde à ne pas perdre de vue tout le reste.
Le sel de la chose c’est que si je ne l’étais pas, égoïste, il ne serait pas heureux. Imaginez que je lui mitonne de petits plats, que je sois aux petits soins, il me reprocherait de ne pas être une Dominatrice. Savoureux non ? Il sait, il me l’a dit, combien il va souffrir, que ça va être long, qu’il va se torturer les méninges pour s’améliorer, qu’il va être jaloux de voir mon amant m’embrasser devant lui. Tout cela il y pense depuis des années, des mois, il l’a digéré, décortiqué, analysé, et c’est ce qu’il vient me demander implorant, d’aller jusqu’au bout.
C’est si je ne l’aimais pas que je ne le ferais pas. Mais si je tiens à lui, s’il est à mes yeux un être dont j’ai besoin, pourquoi refuserais-je de le satisfaire ? Il touche chez moi une corde sensible, j’ai toujours pensé que la Femme est naturellement supérieure à l’homme. J’ai toujours agi en sorte de garder cette position, avant lui c’était par ruse, par méfiance de la force brute du mâle. Avec lui je peux vivre tel que je voulais vivre. Un homme à mes pieds, me servant, n’exigeant rien, me permettant de satisfaire mes besoins sexuels, et vitaux, sans venir m’emmerder à tout bout de champ avec des trucs tel que : et la fidélité…. Mais tu m’aimes ?... et ainsi de suite, trucs de gamins mal dégrossis qui ont le don de m’agacer.
Oui les choses sont simples. Ce qu’il désire me parait simple à satisfaire, et ce que je désire l’est aussi. C’est l’homme de ma vie ma carpette, il n’y a qu’elle qui peut me permettre de vivre ce rêve éveillée !
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Bravo, vous avez tout compris; quand il n'y a pas de maître à la maison, il est normal qu'on y trouve une maîtresse.
Rédigé par: Rob | 13 septembre 2008 à 23:51
Permettez chère Dame que je confesse ce que je pense écrire à mon épouse.
"Je comprends que, pour l'heure tu trouves, dans le fait de me mentir, un tant soit peu de plaisir. Il serait malvenu que j'émette une quelconque critique quand à la forme qu'il te plairait de faire prendre a ce vice.
J'estime au contraire que celà pourrait être un grand pas, propre à satisfaire les tendances actuelles (et intellectuelles) de remises en cause des valeurs et des jugements (tendances artistiques "in" s'il en est).
Oui, c'est bien de çà qu'il s'agit; c'est de te voir succomber au vice qui m'excite. Non pas pour ton malheur, bien sur, mais pour notre bonheur à tout les deux, car c'est toute la création qui nous invite à ses prémices.
La liberté nous y oblige, l'intelligence nous y condamne, la sensualité nous y porte.
La jouissance devient autre, l'organe se transmute l'encéphale s'emballe et s'en... mèle!
Le corps s'épluche, comme un oignon pour arriver à ce qu'on rampe comme un ver. Notre esprit n'est plus qu'une larve virtuelle, il faut l'assummer. C'est un jeu? Mais qui joue à çà? est ce le Diable, ou est ce le Dieu, qui peut le dire!!?
Moi je dis que c'est Dieu qui prend plaisir
Alors toi aussi, prend moi, de tous les cotés, de toutes les façons, par tous les t...., façonne moi, laisse toi quider et surfe sur la vague avec moi.
Trouve un endroit, dans la forêt pour t'entrainer au fouet, sur les troncs afin de m'honorer d'une façon juste, pure, réelle, droite et infinie. Emballe moi, bondage moi, encagoule moi, travesti moi, face sitting moi, fait moi effectuer les tâches avec pantalons et slip aux chevilles, fait moi m'asseoir et me masturber les yeux bandés sans devoir jouir, apprend, apprend, à connaître comment je conctionne, de quoi je suis capable, qu'elles sont mes limites, qu'est ce que j'aime, qu'elles sont mes limites, imagine, demande moi d'imaginez, que je te présente différents scénarios, aie un tant soit peu, de curiosité, tu n'as pas pris la mesure de tes possibilités, des possibilités, des plaisirs..
Enchaine, fait le tour, qu'il n'y ai plus de vide, de moment ennuyeux, expérimente, surprend toi, apprend à te surprendre, détend toi, apprend à te détendre, cesse de penser que je t'agresse, il faut que tu t'y fasse, je n'y peux rien.
(bien sur je ne vais pas lui dire tout çà mais Elle aura peut-être l'occasion "un jour" d'accéder à ce message! on sait jamais.
Voilà, j'espère que je ne vous ai pas trop importuné, moi je suis trés content et je vous souhaite bonne nuit.
Rédigé par: zombinette | 14 septembre 2007 à 23:21